Réalisé par l’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé (Ireps) Occitanie en collaboration étroite avec le siège de la Fnes, Promouvoir l’activité physique dans les territoires est un dossier de connaissances appartenant à la collection D-CoDé Santé de la Fnes conçue dans une perspective d’aide à la décision en santé publique et en promotion de la santé.

Le dossier comprend des points clés pour les décideurs, une introduction contextualisée, des données de la science et de l’expérience, des principes d’action et d’intervention, une conclusion et des perspectives ainsi que des ressources bibliographiques de référence.

« 1. L’inactivité physique est le 4ème facteur de risque de mortalité dans le monde : on lui attribue plus de 3 millions de décès évitables, dont environ 1 million en Europe. En France, on estime qu’elle coûte près de 17 milliards d’euros par an.

2. La pratique d’activité physique a de multiples bénéfices pour la santé de tous, quels que soient l’âge et le sexe : prévention de l’apparition et de l’aggravation de pathologies chroniques, amélioration de l’état de santé physique et psychique, développement harmonieux de l’enfant et de l’adolescent, amélioration de la qualité de vie, augmentation de la qualité et de la quantité de sommeil, réduction de certains effets liés au vieillissement et, dans certaines conditions, contribution à la cohésion et à l’intégration sociales.

3. L’activité physique est une préoccupation forte d’organisations et agences internationales et nationales (Organisation mondiale de la Santé – OMS, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – Anses, Ministères…) et des politiques publiques : elle est l’objet de stratégies et plans nationaux, déclinés au niveau régional et local.

4. L’OMS recommande au moins 2 h 30 à 5 h par semaine d’activité physique pour tous les adultes et une moyenne d’une heure par jour pour les enfants et les adolescents. Les recommandations françaises préconisent la même durée pour ces derniers, ainsi qu’au moins 30 minutes d’activité physique d’endurance, d’intensité modérée à élevée, au moins 5 jours par semaine, pour les adultes. En France, les niveaux de pratique d’activité physique sont insuffisants au regard de ces recommandations.

5. De multiples facteurs personnels, interpersonnels, environnementaux et sociétaux expliquent ces niveaux trop faibles de pratique : représentations défavorables, manque de motivation et de temps, faibles revenus, accès imparfait à l’offre et aux installations sportives, manque d’aménagements piétons et de pistes cyclables, insécurité des quartiers…

6. Les autorités locales sont des acteurs phares de la promotion de l’activité physique : elles sont légitimes à se saisir des enjeux de santé (loi « portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires » – HPST), sont implantées dans les territoires, ont des compétences variées en lien avec la santé (urbanisme, environnement, transports actifs…), fédèrent et créent du lien entre les différents acteurs du territoire et favorisent une approche intersectorielle (santé, sécurité publique, loisirs, insertion sociale…).

7. Les autorités locales peuvent être parties prenantes de tout type d’action, à des niveaux d’implication différents, suivant leurs moyens : en tant que membres du comité de pilotage, en tant que partenaires, par la mise à disposition de financement, de locaux, de matériel, de personnel qualifié, en organisant ou en labellisant des évènements…

8. Elles peuvent agir sur l’environnement des individus en coordonnant des projets tels que le développement de transports durables et efficaces favorisant la marche et le vélo ou encore la création d’espaces verts, de chemins de marche et d’installations sportives qui facilitent les contacts sociaux et la participation de tous à la vie du quartier. 

9. Mais elles peuvent également participer à des projets actionnant d’autres leviers : l’approche socio-écologique, l’« aller vers » les populations les plus éloignées de l’activité physique, le partenariat intersectoriel, l’accompagnement vers la pratique, le travail sur la motivation…

10. Pour agir, les autorités locales ne sont pas seules et peuvent s’appuyer sur des dispositifs tels que les Contrats locaux de santé, les Ateliers Santé Ville, le label « Ville active & sportive », le Réseau des collectivités actives du Programme national nutrition santé (PNNS)… »

Points clés pour les décideurs, p. 3

 

Promouvoir l’activité physique dans les territoires

Collection

D-CoDé Santé

Auteures

Marjorie Cambon, Pauline L’Horset, Ireps Occitanie

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  Promouvoir l’activité physique dans les territoires

Cette publication est soutenue financièrement par Santé publique France

 

Bibliographie sélective : Promouvoir l’activité physique dans les territoires

Auteure

Marjorie Cambon, Ireps Occitanie

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  Bibliographie sélective : Promouvoir l’activité physique dans les territoires